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L’obésité est un des fléaux de notre siècle. C’est tout naturellement que cette pathologie touche nos animaux de compagnie, et en particulier les chiens et les chats. Quelques règles s'imposent...
Vouloir bien nourrir son compagnon est une préoccupation légitime de tout bon propriétaire. En effet, comme le disait déjà il y a vingt-cinq siècles Hippocrate, l’alimentation est la première des médecines. C’est pourquoi de nombreuses recherches sont effectuées pour améliorer la nutrition de nos carnivores, et certaines « innovations » méritent d’être validées par la recherche. En effet, devant l’importance du marché et la difficulté pour le non spécialiste de faire la part des choses, certains avancent avec aplombs des idées parfois dangereuses. Nous vous proposons ici de faire une revue de ces différentes idées.
 

La ration ménagère est-elle la meilleure solution ?

Si la ration ménagère calculée et établie sur mesure pour votre compagnon par un nutritionniste demeure la meilleure réponse nutritionnelle pour lui, elle n’est pas dénuée de difficultés. En effet, il est nécessaire de bien suivre les recommandations et de se fournir des ingrédients de qualité. Une fois ceci fait, il faut encore que votre chien ou votre chat accepte de manger l’ensemble de cette ration, sans écarter quoi que ce soit. Au-delà du coût quotidien et du temps nécessaire pour préparer cette ration, on constate très souvent que quelques mois après la prescription de la ration personnalisée, le repas servi est devenu déséquilibré dans plus de quatre cas sur cinq ! Que ce soit parce que la recette n’est plus suivie scrupuleusement ou parce que le chien et plus encore le chat a influencé le préparateur par son refus de consommer une partie de son repas.
 

Le BARF, bien souvent plus de dangers que de bénéfices !

Partant du principe que le chien est un descendant du loup, certains ont proposé de revenir à une alimentation crue, tirée de carcasses que l’on laisse le chien consommer avant de lui retirer les os et de légumes. Ce principe appelé BARF pour « Biologically Appropriate Raw Food » s’il est parfois reconnu pour limiter la quantité des selles et « nettoyer » les dents, tout en respectant les instincts du chien n’en demeure pas moins bien souvent très dangereux. Des études réalisées par des nutritionnistes à partir de recettes proposées par des « spécialistes » ont montré que toutes sont déséquilibrées, et parfois dangereuses. Au-delà, on a rapporté des obstructions ou des perforations causées par les os, des fractures dentaires, des intoxications et aussi des troubles digestifs liés à des carcasses avariées (voire des transmissions de salmonelles à l’entourage !). N’oublions pas que votre chien n’est plus un loup, et que les loups ne mangent pas les restes : ils tuent une proie et la consomment fraîche, laissant les carcasses aux charognards ! Et en cas de maladie chronique, il n’est pas possible de nourrir un chien avec une alimentation de ce type qui ne saura être équilibrée ; c’est le cas des maladies rénales par exemple.
 

Les aliments sans céréales : plus une mode qu’une nécessité !

Depuis la plus haute Antiquité, les chiens sont des commensaux des hommes et ont donc évolué auprès d’eux depuis de nombreuses générations, au point de très bien supporter l’amidon des céréales. Une étude a montré que nos chiens actuels sont capables de digérer seize fois plus d’amidon que le loup. Cette disposition est bien moins développée chez les chats, qui pour autant tolèrent qu’une partie de leur alimentation soit issue des céréales. Une mode récente en alimentation humaine veut proscrire les céréales de l’alimentation, mode qui tente de s’étendre aux chiens et aux chats. En fait, si certaines personnes (moins de 2% de la population !) sont allergiques ou intolérantes aux céréales (blé, orge, seigle), les autres peuvent en consommer sans trouble. Il en va de même pour votre compagnon. Soit il ne tolère pas les céréales et dans ce cas il faudra les écarter scrupuleusement de son alimentation, soit il les supporte, et dans la limite de ses capacités digestives il sera possible de les utiliser. Attention à ne pas confondre amidon, céréales et autres sources. Certains fabricants, sous prétexte de bannir les céréales utilisent de l’amidon de patate douce, de pois ou de pomme de terre. Bien que ces ingrédients ne présentent en général aucun danger, il faudra veiller à ce que la teneur de l’aliment ne soit pas trop élevée, sous peine de déclencher des troubles digestifs !
 

L’holistique : nécessité ou filon commercial ?

L’holistique consiste à nourrir le chien ou le chat en respectant ses besoins naturels, en utilisant des sources d’ingrédient naturelles. On ne peut que respecter cette idée, qui est à la base de toutes les études menées par les nutritionnistes cherchant à déterminer les besoins de chaque individu. Pour autant, un courant commercial s’est emparé de cette idée pour proposer des aliments industriels dont certains sont parfois mal formulés. Ainsi, les aliments pour chiots sont souvent beaucoup trop dosés en calcium, laissant craindre des troubles ostéo-articulaires. Une lecture attentive des ingrédients montre que certains fruits ou légumes sont incorporés à des doses tellement faibles (moins de 50 mg pour un kilo !), que l’on peut se poser la question de l’intérêt de leur emploi : aucune étude ne vient soutenir ces dosages ! Pour autant, comme la recherche d’une alimentation bio, cette démarche est séduisante !
 

Alimentation en croquette ou en humide : des avantages à cumuler !

Depuis de très nombreuses années la plupart des chiens et des chats de notre pays consomment des aliments industriels, et il faut bien constater que leur longévité s’est accrue très sensiblement. Faut-il privilégier les aliments secs (croquettes) ou humides (pâtés,bouchées…) ? En fait, si les croquettes sont souvent moins coûteuses, les aliments humides ont aussi des avantages : apport en eau pour augmenter le volume du repas et limiter le risque de surpoids, favoriser la santé urinaire en limitant le risque de calculs ou de bouchons (en particulier chez les chats et les chiens de petites races)…sans oublier les préférences de votre compagnon ! Pour autant, tous les aliments industriels ne sont pas égaux, bien au-delà de la différence de prix qu’il est parfois difficile de s’expliquer à la lecture des emballages ! Votre vétérinaire et son équipe sont des spécialistes de la nutrition et connaissent votre compagnon, ils sauront vous donner des informations précises.
 
En médecine humaine, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a montré que la qualité de l’alimentation est le deuxième critère pour augmenter la longévité d’une population, derrière la qualité de l’eau, mais loin devant le niveau de prise en charge médicale. La nutrition est aussi un domaine que votre équipe vétérinaire connait bien. N’hésitez pas à questionner votre vétérinaire et son équipe pour choisir au mieux la meilleure alimentation pour votre compagnon.
 
 

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